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le 11 mars : Sur l'émission de télévision de Carole ROUSSEAU sur TMC du 5 Mars
Dans cette émission pèle-mèle, Carole Rousseau présente tour à tour des gourous, des écoles de coaching, des médecins guérisseurs, des coachs de vie, des coachs, des guérisseurs.....
Le but clairement énoncé étant de dénoncer les abus et dérives de certains praticiens peu scrupuleux et avides d'argent plutôt que du bien être de leur patient.
j'ai apprécié que des émissions comme celle là montre les dérives des sectes et des gourous car chaque année de plus en plus de victimes saisissent la justice pour ce genre de pratiques et en ressortent rarement indemne. Maintenant, le danger du mélange de genre peut aussi semer le trouble dans la tête des gens. Quel rapport entre le shaman et le coach de vie? Le coach-gourou qui bénit son public et la Biologie Totale? Dans chaque catégorie socio professionnelle, il existe des bons et des mauvais praticiens.
Vous avez sans doute en tête des gynécologues inculpés d'abus ou des prêtres violeurs d'enfants. Faut il pour autant condamner tous les membres d'une congrégation pour les écarts d'un de ses membres?
Que représente le monde du connu face au monde de l'inconnu? L'humanité n'avance t-elle pas par vague de découverte qui nous renvoient à nos limites, siècle par siècle?
Alors gare aux assimilations hâtives!
Le coaching a toujours existé depuis Socrate jusqu'à aujourd'hui. La médecine ne cesse d'évoluer et le cerveau n'a pas fini de nous révéler ses secrets.
Je suis d'accord pour enquêter, prévenir, interdire. Mais de grâce, ne mélangeons pas les genres!
Sur le coaching, nouveau métier émergent venu au secours des managers en panne d'outils dans les entreprises et solution plus douce aux patients apeurés par une psychothérapie. Le zoom fait sur la formation des coachs est incomplet. Car en effet, nombre d'écoles apparaissent mais peu de coachs vivent de ce métier. L'essentiel du buisness étant justement la formation du coach (ou le semblant de formation). Car là, ou je rejoins je reportage, c'est que 8, 10 ou 20 jours pour se définir coach est une abbération, un miroir aux alouettes. rétablissons la vérité :
Il ne s'agit que de bases. Essentielles, certes mais ensuite il faut des outils (Analyse Transactionnelle, PNL, Eneagramme, PCM, etc....)
Or, la maitrise de ces outils nécessaires pour accompagner le coaché nécessite au moins 3 ans.
Il y a aussi des pré-requis dans la pratique du coaching tels un travail sur soi important et une supervision.
En bref, si vous voulez vous lancer dans l'aventure, je vous y encourage mais assurez vous que vous disposez de 10 000 euros pour vous former et de 3 à 6 ans pour démarrer.
Ces compléments d'informations délivrés, il nous reste à nous coach du futur à élever nos compétences pour montrer que le coaching perso ou pro peut être éthique, élégant et utile à tous.
Le challenge est de taille.
Sur la place du coaching , le 12 mars
Le coaching en entreprise commence à se faire connaitre. Mais les utilisateurs sont unanimes : ça marche ! et plutôt bien ! Il reste à lever les peurs incrustés. A nous de diffuser cet outil qui permet d'accompagner les équipes et les cadres dans leur vie trépidante, dans leur stress du quotidien, leur zone d'ombre. Il faut expliquer. Le coaching ne remplace pas le management. C'est un plus. Il faut lever les incompréhensions.
C'est vrai qu'on ne va pas vendre le coaching comme une formation banale. La posture étant opposée.
Mais les deux sont complémentaires. Il suffit d'être clair, de mettre un cadre.
quand une société achète une formation, elle sait le contenu. alors que dans le coaching...
Mais le coach peut commencer à former puis être appelé suite à ça à coacher...d'autres équipes.les frontières sont étanches.
De l'intelligence collective, le 12 mars
La société depuis tout jeune ne nous a pas appris à réfléchir collectivement. Dans la classe, c'est chacun pour soi. Dans l'entreprise : chacun pour soi.
Dans la vie : plus que jamais cultivées ces valeurs d'individualisme.
La consommation nous replie sur nous même et crée en nous des désirs préfabriqués.
Plus de ça, encore!
Quel sens donner à tout ça?
Quelles conséquences pour la vie de tous les jours?
Voir plus loin que soi?
Le mal qui perce dans les villes tel l'isolement, le manque de communication, les dépressions ou prise de médicaments (26 millions de personnes en France-record d'Europe!) et j'en oublie !
Le mal ?
Nos propres manques ! Ouvrons nous !
Il est prouvé dès la naissance que si on isole un enfant, il perd l'envie de vivre.
L'analyse Transactionnelle nous rappelle l'importance des stroke (ces unités échangées) qui boostent ou cassent (selon qu'elles soient positives ou négatives).
Imaginez une journée au travail : vous saluez tout le monde et personne ne vous répond! Vous n'existez pas!
On existe grâce au monde. Il serait temps d'y réfléchir. Chérir nos interlocuteurs qui nous permettent de nous mesurer, de grandir, même dans les épreuves.
Remercier nos opposants (miroirs de nos failles) car ils mettent en lumière nos manques.
Nous projetons parfois en critiquant l'extérieur ce qui nous énerve à l'intérieur.
En se mettant à la place de l'autre, on ne peut plus jamais voir la vie du même oeil. C'est un jeu mental, mais sortir de son point de vue enrichit. Plus on a de point de vue et plus on prend de la hauteur.
C'est la qu'on se rend compte que notre point de vue est réducteur (puisque limité par nos filtres).
"La réalité n'existe pas "de Einstein prend tout son sens.
L'intelligence collective est à ce prix, prenons de la hauteur en nous intéressant à l'autre, aux autres.
dépassons nos points de vue personnels. Allons vers le futur.
Cela nous permettra de mieux nous entendre avec nos proches.
c'est seulement aussi à ce prix que nous pourrons prendre conscience des enjeux de la planète tel l'écologie et la survie de nos enfants.
Passer au delà des gains à court terme ou du carriérisme, voir loin et beau.
Sinon la nature reprendra le dessus. l'intelligence collective est aussi à ce prix.
Sur le non savoir le 15 mars
Depuis tout jeune, la société nous formate au savoir. A l'école ou le QI est resté longtemps la mesure de l'intelligence. Notre éducation nous juge sur nos connaissances.
Il est bien sûr nécessaire aux jeunes enfants de poser des bases et d'apprendre des règles de bienséance, de société, d'avoir une culture générale. (et nul n'est censé ignorer la loi)
Le problème surgit plus tard avec la généralisation de ces règles.
L'adulte qui arrive avec son savoir veut prouver, démontrer....exister et mélange souvent les lois de société avec les points de vue personnels.
Or chaque modèle du monde est unique (et mérite le respect). En effet chacun voit, entend, ressent des choses et en déduit son modèle du monde qui se traduit par ses valeurs, ses croyances.
Quand quelqu'un dit quelque chose, il nous reste .............à accepter...car c'est ce qu'il a vécu.
Si j'arrive avec mon vécu et que je le compare avec le vécu de mon voisin, nous risquons le conflit à tout moment.
Que faire? Ne fréquenter que les personnes qui nous ressemblent ? N'est ce pas ce que nous cherchons à faire inconsciemment ? Nous regrouper par niveau social, métier, religions, intérêts....
Mais la vie sociale nous confronte indifféremment à tous et révèle nos disparités.
Si je m'éloigne de la posture de vie +/-, c'est à dire : moi, je sais, les autres ne savent pas.
Et que je m'arme de curiosité, simplicité et de bienveillance. Je mets un pied hors du savoir, et je m'aventure dans une nouvelle posture.
L'AVENTURE. "je ne sais pas". Le mot est laché. Trop de gens sont dans l'incongruence : Dans la peur du rejet, du regard de l'autre. Alors, on fait comme si, jusqu'à la mythomanie.
J'ai reçu l'autre jour une femme qui travaillait dans un groupe depuis 11 ans, et qui grâce à un charme certain avait gravit quelques échelons. Elle venait pour un problème de stress et de prise de parole.
Lorsque je lui ai posé des questions sur son travail, elle ne put me répondre. Non pas par stress.
Mais parce qu'elle ne connaissait pas les réponses. Elle était incongruente. Et elle voulait gagner plus!
C'est une gangrène dans les entreprises et la porte ouverte à l'évitement, la peur, l'incompétence.
Il lui fallait simplement dire à son N+1 qu'elle avait besoin de formation produit, sortir de la séduction pour revenir à plus de simplicité et d'efficacité. De vérité.
La zone d'excellence est à ce prix : prendre des risques proportionnels à ses compétences.
Considérer que tout est apprentissage. le temps joue pour nous quand on le considère comme un allié.
ainsi le temps de l'analyse et du retour sur soi marque des étapes.
Il sera alors bien temps de réajuster les objectifs toujours de manière réaliste.
Mais si nous nous rendons compte que ce que nous savons est une goutte d'eau en rapport à ce que nous ignorons (sur nous même et sur l'univers) Alors nous pourrons dire je ne sais pas et continuer de monter en compétence. Encore et encore.
L'autre nous paraitra alors comme un continent vierge et nous partirons à sa découverte comme pour la première fois.
Notre modèle du monde restera le notre mais s'enrichira d'une autre vision.
je dis ça mais....je ne sais pas.